Mélanie Fazi - page 60

Et pendant ce temps, Paris au mois d’août

 

C’est toujours bizarre, le mois d’août à Paris, surtout quand tout le monde est parti en vacances. Déjà que j’ai une très nette tendance cyclothymique ascendant introspective, cette période n’arrange pas les choses. Je suis rentrée chez moi hier et j’ai hâte de repartir mercredi passer quelques jours dans le Tarn. Je tourne un peu en rond, même si j’ai eu la chance de pouvoir voir coup sur coup deux amies pas recroisées depuis un bail (l’une parce qu’on s’était perdues de vues un moment, l’autre parce qu’elle a déménagé il y a quelques années).

 

Pour l’instant, j’ai envie de voir des amis qui sont partis en vacances et que je n’ai pas vus autant que j’aurais voulu ces derniers temps – j’étais trop occupée, eux aussi sans doute. Je ne peux pas passer chez Scylla taper la discute, la librairie étant fermée tout le mois d’août. J’ai envie de profiter de ce qui reste de l’été sans trop savoir comment. C’est curieux, mais moi qui n’avais, pendant longtemps, aucune envie de faire « comme les autres », je commence à en revenir. Après avoir découvert que je ressentais vraiment le besoin de faire relâche le dimanche, alors que je travaillais tous les jours de la semaine auparavant, je m’aperçois que j’envie les salariés qui prennent leurs vacances, surtout ceux qui partent à l’étranger ou dans des coins qu’ils ne connaissent pas, enfin de « vraies » vacances d’été dépaysantes. Vous me direz, je n’ai pas à me plaindre, j’ai eu droit à dix jours à Houston cette année. Mais quand on part en mars, il manque une coupure pendant l’été.

 

Plus bizarre encore, moi qui ai toujours été une solitaire, je m’aperçois depuis quelques semaines que l’idée de passer toute une journée sans voir personne, ou toute une semaine sans voir d’amis, me fait vraiment flipper. Je ne reste que quatre jours à Paris avant de repartir mais j’ai hâte de changer d’air et de voir du monde. Je me faisais la réflexion, il y a quelques jours, qu’on mesure le passage du temps aux amis qu’on s’est faits pendant une période donnée, à ceux qu’on a perdus de vue, ceux dont on s’est simplement éloignés et ceux avec lesquels on s’est brouillés. C’est une idée que je trouve plus déprimante qu’autre chose. Je me suis demandé également dans la foulée s’il n’y a pas un moment, vers la trentaine, où l’on commence à regarder par-dessus son épaule plutôt que devant soi. On commence à dresser des bilans, à compter « le nombre d’années depuis que » − onze ans que j’habite Paris, dix ans que j’ai écrit mon premier texte publié, huit ans que je suis entrée dans le milieu SF et que ma vie telle qu’elle est actuellement a commencé à prendre forme, X années depuis que je connais telle ou telle personne (et sur une note plus futile, deux ans que je me laisse pousser les cheveux et ce n’est pas fini, mais j’aurais cru que ça pousserait beaucoup plus vite). C’est un peu vertigineux. J’ai l’impression que c’est entre vingt et trente ans qu’on pose les bases de notre vie d’adulte et qu’on est ensuite plus ou moins sur des rails. Ça devrait être rassurant une fois qu’on s’y trouve mais ça ne l’est finalement pas tant que ça. C’est plus motivant de courir après des rêves et des projets, même sans certitude d’y arriver, que de se demander « Et maintenant ? » J’espère que c’est juste une phase et qu’on repart ensuite sur autre chose.

 

À part ça, bilan de la semaine garantie 100% sans boulot. Je n’ai pas tout à fait lu ni glandé autant que j’aurais voulu (même si j’ai enfin réussi à finir le Firestarter de Stephen King), et j’ai redécouvert les joies des grosses insomnies qui vous tombent dessus la première nuit où vous pouvez rattraper le sommeil en retard accumulé depuis des semaines – heureusement, j’ai bien récupéré ensuite. Après le séjour à Gand dont j’ai déjà parlé ici, une balade au Touquet pour admirer une expo de sculptures sur sable assez bluffante (la preuve en images), marcher dans le sable et choper le premier et seul coup de soleil de la semaine, puisque c’était le seul jour de beau temps. Et les traducteurs, c’est comme les plantes, ça a besoin de soleil pour s’épanouir. J’ai fini la saison 2 de Desperate Houseviwes que j’avais reçue pour mon anniversaire en novembre dernier (il était temps), fait tourner en boucle le DVD des Dresden Dolls que je n’avais pas encore eu le temps de regarder (surtout une inédite intitulée Pierre qui prend la forme d’un dialogue assez rigolo), feuilleté un ou deux Astérix et globalement pas vu passer le temps.

 

Reprise des activités hier : je replonge dans l’univers de Graham Joyce pour la première fois depuis la traduction des Limites de l’enchantement il y a deux ans et je tâtonne un peu pour y retrouver mes marques. Mais c’est toujours un plaisir de retrouver son style. J’ai aussi une idée de nouvelle qui se précise peu à peu pour un appel à textes qui prend fin vers mi-septembre. Si j’arrive à la mener à terme, ce sera ma quatrième nouvelle de l’année, ce qui est plutôt pas mal compte tenu de mon rythme habituel (même si « Emily », vu sa brièveté, ne compte peut-être pas vraiment). Le gros du texte est en place mais l’un des personnages centraux refuse curieusement de se laisser développer, ce qui pose problème pour une partie de l’intrigue.

 

Et sinon, mon portefeuille fait la gueule. J’ai commencé à recenser les concerts intéressants à voir à la rentrée, entre les places que j’ai déjà achetées et les dates qui me font de l’œil, et c’est assez impressionnant. J’ai déjà la certitude d’aller voir les Kills, Amanda Palmer, Calexico (groupe que j’ai vu pour la première fois il y a tout juste dix ans, j’en reviens aux bilans), Suzanne Vega et deux dates du festival Fargo All Stars une pour Jesse Sykes, une pour My Brightest Diamond, tout ça rien qu’en octobre, et je suis potentiellement intéressée par dEUS, Laetitia Shériff et Phoebe Killdeer/21 Love Hotel, sans compter que les annonces de concerts ne vont pas s’arrêter là. Ça va finir par me revenir cher, tout ça, en plus de ne pas aider à se concentrer sur le boulot.

 

En attendant, je délocalise mon bureau de traductrice quelques jours dans le Tarn à partir de mercredi, histoire de changer d’air et de voir des amis. Y aura la campagne et deux chats à embêter. Je ne sais pas trop si j’appréhende la rentrée – pas envie de reprendre le rythme soutenu de ces derniers mois, pas tout de suite en tout cas – ou si j’attends impatiemment le moment où la plupart des gens seront rentrés de vacances. Dieu sait que j’adore Paris, mais c’est un peu sinistre au mois d’août.

 

  

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A la recherche de Malpertuis

Quand mes parents ont lancé l’idée d’une balade en Belgique, à choisir entre Bruges et Gand, je n’ai pas hésité longtemps. D’abord parce que je n’étais jamais allée à Gand, contrairement à Bruges que j’ai déjà visitée plusieurs fois (j’étais même allée y voir un concert de John Parish dans un cinéma en 1999 – longue histoire). Ensuite parce que j’avais une certaine curiosité par rapport à cette ville, qui tient moins à la ville elle-même qu’à un livre dont elle est pour moi indissociable. Je n’espérais pas réellement tomber sur la rue où Jean Ray situe l’action de Malpertuis (je ne sais même pas si cette « rue du Vieux-Chantier » existe) mais j’y pensais forcément. Evidemment, comme on s’en est tenus aux coins les plus touristiques (le quai aux Herbes, la cathédrale Saint-Bavon où est exposé L’agneau mystique de Van Eyck), je n’ai rien vu qui ressemble aux « vieilles rues pleines d’un hautain ennui, rebelles à tous les efforts tentés pour les animer de lumière et de mouvement » décrites par Jean Ray. Pas plus que je n’ai croisé de maison qui paraisse, comme Malpertuis, « [suer] la morgue de ceux qui l’habitent et la terreur de ceux qui la frôlent« . Mais c’était amusant de me dire que la maison où se déchirent les héritiers de l’oncle Cassave était là, quelque part, dans cette ville.


En feuilletant le roman pendant le trajet en voiture, je me suis de nouveau retrouvée happée par l’un de mes chapitres préférés, celui où Jean Ray présente les lieux, les personnages et pose la situation de départ : la visite familiale à l’oncle Cassave en train d’agoniser et la lecture de son testament. C’est presque un modèle de chapitre d’ouverture de roman fantastique : l’ambiance y est mise en place avec un sens du détail qui fait mouche, les personnages aux noms étranges sont tous plus vivants les uns que les autres, entre le vieil oncle mourant qui tire les ficelles, Charles Dideloo, le petit fonctionnaire grotesque, Nancy, la soeur sexy du narrateur qui ne s’en laisse pas conter, la sublime cousine Euryale aux cheveux flamboyants et aux yeux verts toujours baissés, les trois soeurs Cormélon aux allures de vieilles pies… L’ambiance pesante et glaciale de cette vieille maison flamande est quasiment palpable, et on croirait presque y sentir l’odeur des gaufres que prépare la vieille bonne Elodie dans ce premier chapitre (« et le fin parfum du beurre additionné de sucre et de cannelle« ). Je ne sais pas pourquoi cette image des gaufres m’a marquée, si ce n’est que j’y associe une phrase qui m’est restée longtemps après lecture du roman : « Nancy fait sa froufroutante apparition dans la cuisine ; elle n’aime pas les gaufres et leur préfère les crêpes qu’elle déchire de ses cruelles dents blanches comme des morceaux de peau brûlante« . Et puis, au milieu de cette abdondance de détails qui donnent substance et atmosphère à la maison, Jean Ray introduit de manière subtile les premiers éléments d’étrangeté.


Je pourrais parcourir sans fin ce livre à la recherche de passages où chaque phrase frôle la perfection et les relire à haute voix pour le plaisir. Ou me replonger dans les moments forts du roman dont certains m’ont laissé une impression tenace, comme l’image de Mathias Krook qu’on retrouve mort avec la tête clouée au mur et qui continue à chanter le Cantique des cantiques. Ou cette autre image, l’une des plus belles du roman : Lampernisse, l’homme de la boutique de couleurs, qui livre un combat dérisoire et sans fin contre l’ombre qui éteint les lampes qu’il passe son temps à rallumer. Personnage grotesque et tragique à la fois, que les autres prennent pour un fou mais qui est le seul occupant de Malpertuis à faire preuve de lucidité. Le seul à comprendre parfois leur nature à tous. Et quand le lecteur comprend à son tour ce dont Lampernisse se souvenait parfois, l’image devient vertigineuse. J’ai tenté de lire d’autres livres de Jean Ray, des recueils de nouvelles, sans vraiment accrocher ; mais Malpertuis reste l’un des romans fantastiques les plus forts et les plus fascinants que je connaisse.


Tout à l’heure à Gand, je n’ai pas vu Malpertuis, mais j’ai quand même trouvé un signe. Sur le toit d’un bâtiment, une statue de Poséïdon. Ceux qui connaissent Malpertuis et l’usage qu’y fait Jean Ray de la mythologie grecque comprendront l’allusion. Poséïdon ne figure pas dans le roman – mais il aurait très bien pu.

 

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Ego-trip iconographique

 

Mon père a toujours été un accro de la photo. Certains diront qu’il ne faut pas se demander où j’ai chopé le virus, mais bizarrement ça ne m’a prise que sur le tard. Comme mes parents sont en train de numériser tout leur stock de vieilles photos papier – et ils en ont des boîtes et des albums entiers – je me suis retrouvée dès mon arrivée à passer en revue toute une floppée de photos de moi et de ma soeur à tous les âges, et de préférence avant quatre ou cinq ans, c’est là que c’est le plus rigolo. Sans parler de l’heure passée ensuite avec ma mère à farfouiller dans les boîtes qui contiennent tout un tas de vieille photos de la famille, côté italien et côté français – les oncles, tantes, grands-oncles, grands-tantes, les innombrables cousins, à tous les âges et dans toutes les circonstances, avec en bonus les habits et les voitures qui donnent tout de suite un cachet particulier à une vieille photo (mention spéciale aux années 70 sur les photos de mes parents juste avant ma naissance, et à la notion italienne du kitsch qui mériterait un paragraphe à elle seule). Je redécouvre au passage que mon père m’avait précédée en matière de photos de concerts, puisque j’en ai trouvé une de Chantal Goya dans le tas (ça doit être mon tout premier concert d’ailleurs – ouais, je sais, mais y a prescription). Je me rends compte qu’on a vraiment grandi avec ça, ma soeur et moi : les séances diapos, les photos de vacances, les heures passées à fouiller dans ces boîtes en quête de perles cachées. C’est parfois un peu bizarre de regarder les photos de grands-oncles, grands-tantes et cousins que je n’ai pas vus depuis une éternité, comme je n’ai pas mis les pieds en Italie depuis quinze ans, ou de tomber sur celles de quelques personnes qui sont mortes prématurément, mais ceci est une autre histoire.
Je vais forcément repartir avec le stock de photos numérisées en fin de semaine, surtout qu’il y a un certain nombre de très chouettes photos dans le tas. Si vous me permettez un moment d’ego-trip en forme de voyage dans le temps (c’est bien à ça que sert un blog ?), petit échantillon de mes trouvailles du jour. Mine de rien, j’étais quand même une sacrée poseuse.

 

Vous ne trouvez pas que la deuxième a un petit côté Astérix en Hispanie ? « Puisque c’est comme ça, je vais retenir ma respiration jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose »… Par contre, je n’ai toujours pas retrouvé la photo de moi déguisée en Fantômette pendant le carnaval de Dunkerque et qui devrait bien en faire marrer certains si je retombe dessus.

 

Je viens justement de récupérer quelques Astérix dans la collection de mon père pour passer la soirée et je sens que je vais m’accorder une grasse matinée pas piquée des vers demain matin, histoire de récupérer un certain nombre d’heures de sommeil en retard. C’est quand même cool les vacances (même sans congés payés).
Pour terminer sur une note musicale, ces considérations iconographico-familiales prennent tout leur sel quand on les met en parallèle avec la chanson que j’ai le plus écoutée ces derniers jours. Oui, je suis encore dans mon trip Dresden Dolls/Amanda Palmer, c’est ce qui me parle le plus en ce moment pour tout un tas de raisons qui mériteraient une entrée de blog à elles seules, et j’en ai déjà écritt assez sur le sujet. C’est encore mieux avec les paroles.

 

 

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Dans le cyberespace, personne ne vous entend crier victoire

 

Je pensais me sentir plus légère en écrivant ces lignes, mais en fait je ne me rends pas encore bien compte.

 

Je suis une traductrice libre. Et en vacances pour une semaine.

(Note : essayer de ne pas trop penser pendant la semaine à venir qu’il n’y a pas de congés payés pour les traducteurs – c’est bien le seul truc que je regrette de mon ancienne vie de salariée.)

 

J’ai donc réussi à faire la peau à Dime Store Magic dans les délais impartis. Pas que le bouquin soit énorme ou très compliqué, mais j’ai dû le traduire en accéléré pour cause de planning pas mal bousculé par les salons de ces derniers mois, entre autres choses. Dans le même temps, j’ai réussi à boucler une nouvelle dont je croyais ne jamais venir à bout. Deux mois très productifs, mais comme je n’ai pas pu faire de pause depuis un bail, et comme j’ai l’impression d’avoir passé mon temps à courir partout depuis le mois de mars, il y a longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi crevée.

 

Objectif numéro un : dormir.

Objectif numéro deux : glander.

Objectif numéro trois : ne pas penser au boulot pendant une semaine.

 

Je compte bien profiter de mon séjour familial et dunkerquois imminent pour faire tout ça, reprendre mes lectures interrompues il y a quelques semaines (Firestarter de Stephen King, les mémoires de Marianne Faithfull et quelques autres), le stock de DVD en attente (quelques Woody Allen, Desperate Housewives et un live des Dresden Dolls), peut-être profiter de la plage si le temps est un tant soit peu clément. C’est-à-dire que le temps clément, à Dunkerque, c’est plus une fiction qu’autre chose, mais la digue a son charme même par temps pourri (ce qui vaut franchement mieux pour elle).

 

Reprise des activités la semaine prochaine avec un nouveau Graham Joyce à traduire et un projet de nouvelle à essayer de développer dans les temps (là encore, c’est pour un appel à textes avec date limite).

 

Sur ce, je vous laisse, je sors prendre mon premier verre de traductrice libre. Y a des neurones qui demandent à être arrosés.

 

 

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Des mots, des images et un fauve en cage

Une entrée plus brève que les précédentes pour signaler que :

– Mon site est réparé, donc je viens de mettre en ligne la nouvelle dont je parlais l’autre jour. Ça s’appelle « Emily », c’est un de mes textes les plus courts (j’avais une contrainte de taille liée au support) et ça se trouve ici.

– Les photos de Tom Waits sont en ligne sur le Cargo. Pour l’anecdote, j’en avais posté quelques-unes sur Flickr et la photo sépia avec les paillettes a totalisé 100 visites hier, ce qui m’a un peu fait halluciner. Depuis que je poste des photos sur Flickr, aucune n’en avait reçu autant sur une seule journée. Même mes photos des Kills, qui m’ont ramené pas mal de monde (surtout celle-ci) étaient loin du compte. C’est d’ailleurs toujours instructif, et parfois assez rigolo, de regarder par quels tags ou quels liens les gens sont arrivés sur une photo. Me croirez-vous si je vous dis que mon tag le plus populaire depuis que j’ai ouvert ce compte, c’est « alison mosshart » sur les photos des Kills ?

A part ça, j’ai depuis hier la désagréable impression d’être un fauve qui tourne dans sa cage en attendant qu’on le laisse sortir. Bizarrement, après avoir bossé trois jours dans un nouveau contexte (et avec des gens) en début de semaine, j’ai du mal à retrouver mes habitudes de boulot normales, à savoir, rester enfermée chez moi sans voir personne. Et dans les périodes comme en ce moment où je ne peux pas me permettre de sortir avant d’avoir rendu ma traduction, c’est parfois… bizarre. Sans compter que fin juillet est toujours une période où le fauve en question a tendance à se réveiller, mais ceci est une autre histoire (il se rendort généralement début août). Enfin bref, libération dans cinq jours. Vivement mercredi soir. Note : penser à rentrer les griffes avant de sortir de la cage.

Sur ce, je vous laisse, j’y retourne.

Plus que cinq jours, plus que cinq jours…

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