Blog : catégorie Musique - page 3

"Serpentine" en MP3

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Deux ans déjà que j’assistais, à Clermont-Ferrand, à un concert du compositeur Jérôme Marie au cours duquel un orchestre interprétait plusieurs pièces inspirées de ma nouvelle « Serpentine ». Le projet a fait son chemin depuis, et c’est avec une grande joie que je vous annonce aujourd’hui la sortie d’un mini-album reprenant ces six pièces instrumentales. S’y ajoutent deux titres bonus inspirés l’un du Rasoir d’Ockham de Henri Loevenbruck, l’autre de la nouvelle « Toxic » de Stéphane Desienne.

Ces morceaux seront disponibles plus tard au format CD mais depuis hier, ils le sont déjà en MP3. Il vous suffit de suivre ce lien où vous pourrez également écouter quelques extraits.

Je ne suis évidemment pas objective, mais je n’en reviens toujours pas du magnifique cadeau qui m’a été fait. Jugez plutôt.

 

 

 

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Vingt-quatre ans de Solitude (standing)

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Sur la tournée de l’album Twelve où elle reprenait Within you, without you, Patti Smith racontait une anecdote inimaginable à notre époque. Lorsque les Beatles avaient sorti Sergeant Pepper, il avait fallu attendre quelques semaines avant que l’album ne traverse l’Atlantique. Une radio américaine avait alors diffusé un soir l’intégralité de l’album. Une expérience que Patti Smith se rappelait avec une grande émotion, comme un de ces moments uniques où la musique crée un lien réel entre les gens.

 

J’ai repensé à cette anecdote mercredi dernier devant la scène du Divan du Monde. Peu de choses vous font ressentir aussi nettement le passage des époques que de vous trouver à deux mètres d’une artiste qui a été un personnage de votre mythologie adolescente. Il paraît presque irréel, à l’époque où la musique est à portée de clic sur Youtube ou Deezer, de se rappeler un temps où l’on guettait religieusement les passages d’une chanson à la radio pour tenter de l’enregistrer, en attendant de s’acheter l’album sur cassette avec son argent de poche. J’avais treize ans, quatorze ans, la chanson s’appelait Solitude standing et j’étais totalement fascinée par son refrain, sa mélodie envoûtante et la voix de l’interprète. J’avais découvert Suzanne Vega par hasard un jour où Book of dreams passait au Top 50 (encore un détail qui ancre le souvenir dans son époque), quelque part entre le carton de Luka et celui du remix de Tom’s diner que j’ai vécu ensuite en direct.

 

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D’innombrables écoutes de l’album Solitude standing plus tard, j’ai raccroché à l’œuvre de Suzanne Vega lorsque l’émission de Bernard Lenoir (autre repère temporel pour ma génération) m’a permis de gagner Nine objects of desire. Le deuxième concert de ma vie, avant mon arrivée à Paris, fut aussi l’un des siens, sur la scène d’un théâtre de Calais, partagé avec ma mère et ma sœur qui en gardent un souvenir aussi ému que moi. Et vingt-quatre ans après, voilà qu’elle fait aussi partie de ma vie d’adulte et des artistes que je prends plaisir à suivre de près, d’albums en concerts. Il y a bien plus que de la nostalgie dans mon rapport à sa musique : sa carrière est belle et riche, tout simplement, au-delà de la poignée de tubes qui l’ont fait connaître. Il suffit d’écouter le tout récent Tales from the Realm of the Queen of Pentacles pour s’en convaincre (album que j’ai chroniqué ici pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus).

 

Mercredi soir, ces nouveaux morceaux cohabitaient avec une poignée de chansons plus anciennes (Gypsy, In Liverpool ou Rosemary), de celles qui faisaient partie de ma vie comme de celle des autres fans qui m’entouraient. L’espace de quelques minutes, Solitude standing m’a rendu mes quatorze ans.

 

(Compte-rendu et photos du concert disponibles sur Le Cargo.)

 

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Dernières lectures avant la fin du monde

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Les lectures musicales se suivent et ne se ressemblent pas. Après le calme et les belles lumières d’une MJC de Lyon fin octobre, les Deep Ones se produisaient ce dimanche dans le cadre plus animé du Dernier Bar avant la Fin du Monde, au milieu d’un chouette décor geek friendly où un gremlin déguisé en Père Noël côtoie un sapin lovecraftien. Cadre qui ne fut pas sans poser quelques problèmes techniques, notamment au niveau du son : en l’absence d’une véritable sono, il a fallu improviser (avec le précieux concours du matelot Micky du Cargo, transformé pour l’occasion en ingé son et en Deep One d’honneur). Il semblerait que les voix n’aient pas toujours été très audibles selon l’endroit où se trouvaient les auditeurs, ce qu’il nous était difficile d’anticiper.

 

Pour le reste, les commentaires ont été plutôt enthousiastes dans l’ensemble. Parmi les interventions des autres lecteurs, j’ai particulièrement aimé « Le saut de l’ange » lu par Nathalie Dau dont la voix de conteuse née rendait le texte réellement vivant ; « Point de sauvegarde » de Lionel Davoust pour sa rythmique tendue, martiale, qui souligne parfaitement le thème guerrier du texte ; et toujours l’extrait de la nouvelle « Visionnaires » de Sire Cédric récité sur un rythme binaire inquiétant qui évoque le battement d’un cœur. Pour ma part, j’ai eu le sentiment de commencer à trouver ma voix sur l’extrait de ma nouvelle « Trois renards » qui m’avait donné un peu de mal à Lyon. Outre « Les Sœurs de la Tarasque », j’avais aussi choisi à l’occasion des fêtes de lire un extrait du « Chant de Noël » de Dickens, qui semblait se prêter au spectacle puisque c’est à la fois un (formidable) conte de Noël et une histoire de fantômes bien dans la tradition. Un grand merci à tous ceux qui sont venus nous écouter, ainsi qu’un grand bravo à mes camarades Profonds : Christophe Thill, Lionel Davoust, Nathalie Dau, Ghislain Morel, Patrick Eris, Ophélie Bruneau, Shan Millan et Sire Cédric.

 

Belle conclusion d’un week-end intense qui avait commencé à Gardanne où j’ai été accueillie chaleureusement par l’équipe de la médiathèque Nelson Mandela ainsi que par les enseignants et documentalistes du lycée et du collège dont j’ai rencontré les élèves. Les rencontres ont été touchantes et enrichissantes, et j’ai même eu la surprise de repartir avec une bouteille de vin produit par le lycée agricole où j’intervenais vendredi matin. Week-end à peine gâché par un arrêt forcé à Lyon suite à une correspondance ratée samedi soir, ce qui fut l’occasion de répéter mes lectures du lendemain en faisant apparaître renards et fantômes dans une chambre d’hôtel aux frais de la SNCF.

 

Quelques photos volées lors des balances au Dernier Bar, en remerciant Sire Cédric pour l’indicible portrait qui les accompagne.

 

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Des sons en images, épisode suivant

Un jour peut-être, je vous raconterai l’histoire du mois sans traduction qui ne prit pas tout à fait la tournure escomptée et enchaîna sur un deuxième. Le jonglage de casquettes a rarement été aussi compliqué que cette année, pour des raisons que je ne m’explique pas bien ; il devient délicat d’empêcher mes différentes activités d’empiéter les unes sur les autres.

 

Cela étant dit : même pas mal.

 

En guise d’intermède, notre désormais traditionnelle rubrique « Des sons en images », ou le résumé des aventures photographico-musicales de ces dernières semaines.

 

Avec par ordre d’apparition : la musique indescriptiblement barrée mais passionnante d’Arlt (photos live), les envoûtantes musiques de film de John Parish (photos live), le coup d’essai magistral de la débutante Nadine Shah (interview, photos, session), la poésie onirique de Maissiat (photos live), le folk-rock mélancolique de Lauren Hoffman (session), et le rock brut et hypnotique de Robi (photos live).

 

J’en profite également pour vous signaler que l’épatant projet Playing Carver, réunissant sept musiciens talentueux (John Parish, Marta Collica, Gaspard LaNuit et les quatre membres d’Atlas Crocodile) et dont j’ai déjà parlé ici ou , a grand besoin de votre aide pour rassembler dans les temps, c’est-à-dire d’ici la fin de cette semaine, la somme nécessaire à sortir un album qui s’annonce passionnant. A votre bon coeur…

 

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Les Profonds remontent sur scène

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Et de deux. Une deuxième date pour se convaincre que ce premier concert de lectures musicales des Deep Ones à Épinal n’était pas qu’un coup de chance et que nous n’en avions pas enjolivé le souvenir. Sur la scène de la MJC Monplaisir de Lyon, ce week-end, il s’est de nouveau passé quelque chose. La lumière était belle, le cadre parfait et l’instant très beau. J’ai pris un immense plaisir non seulement à retrouver la scène et le micro, mais aussi à regarder et écouter mes camarades depuis le côté de la scène. À me faire happer de nouveau par certaines lectures déjà entendues aux Imaginales – comme ce texte de Sire Cédric à l’ambiance lourde et moite, lu sur fond de percussions lancinantes, qui vous laisse avec la chair de poule et le cœur battant. Plaisir aussi de découvrir d’autres textes, d’autres thèmes musicaux, d’autres voix – celle d’Ophélie Bruneau qui nous rejoignait pour la première fois et en qui je découvrais une conteuse hypnotique.

 

 

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Pendant mes propres lectures, j’ai connu deux très beaux moments : me trouver, en lisant un extrait de ma nouvelle « Trois renards » situé dans une salle de concert, face à un décor presque identique à celui que je décrivais : les sièges, les projecteurs, les spectateurs dans la pénombre. Et une euphorie indescriptible, vers la fin du spectacle, en me replongeant dans l’ambiance des « Sœurs de la Tarasque », un texte qui me tient vraiment à cœur et que je prends un plaisir immense à lire à haute voix.

 

Et puis le bonheur d’être là, la fierté de participer à ce joli projet, de voir et d’entendre mes camarades aux voix si différentes mais complémentaires. La sensation d’être pleinement vivante, qui efface d’un coup le trac de l’heure d’avant et le stress des préparatifs.

 

Et la hâte de recommencer. Ce sera en décembre, à Paris cette fois, et j’espère pouvoir vous en dire plus très prochainement.

 

 

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Ce week-end aux Intergalactiques, le concert mis à part ? De jolis moments passés trop vite, des collègues revus trop rapidement, un défilé de T-shirts délirants comme seuls les geeks savent les dénicher, un Dalek grandeur nature dans l’espace VIP, une visite du vieux Lyon, de ses traboules et de ses bouquinistes, un verre de Deep-Quetsche-qui-tape partagé avec mes camarades au terme du spectacle, une nuit en compagnie d’un chat noir accueillant, de Playmobil vampires et d’un mobile de chauve-souris du plus bel effet.

 

Séquence merchandising pour finir : les Deep Ones possèdent à présent leur propre T-shirt, qui brille dans le noir et qui est en vente à nos concerts. Le modèle ci-dessous tient à préserver son anonymat et remercie Lionel Davoust pour la photo.

 

(Merci aussi à Adrien Party pour les photos du concert.)

 

 

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