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Rêves et cris des profondeurs

 

Rêves et cris, c’est le titre de l’émission consacrée à l’actualité des littératures de l’imaginaire diffusée sur la chaîne Nolife. Le numéro 18 a été diffusé hier soir et j’y fais une apparition pour parler entre autres de mes nouvelles parues en anglais et d’un récent coup de coeur littéraire.

 

Pendant ce temps, les Imaginales d’Épinal approchent à grands pas et l’on vient d’annoncer officiellement un projet un peu particulier auquel je participerai le jeudi soir, intitulé The Deep Ones, et dont voici la présentation officielle :

 

 

Concert gratuit jeudi 23 mai à 20h au Magic Mirrors 2.

Voici un groupe de musique très particulier, puisque composé uniquement de musiciens travaillant dans l’édition (auteurs, éditeurs…) qui accompagnent en improvisation des lectures de textes par leurs auteurs. Le projet s’appelle The Deep Ones, en référence aux créatures de HP Lovecraft.

Auteurs/lecteurs :

Thomas Bauduret
Sire Cédric
Lionel Davoust
Mélanie Fazi

Musiciens :

Nathalie Dau (auteur, éditrice) : chant, vocalises, percussions
Fred Merch (auteur) : flûte bansuri
Ghislain Morel (auteur) : bohdran, udu, cajon, derbuka, percussions
Lucie Morice (auteur) : harpe
Christophe Thill (éditeur) : sitar, guitare lap-steel

Page correspondante dans le programme du festival:
http://www.imaginales.fr/programme/concert-lectures

 

 

Les participants fourbissent d’ores et déjà leurs instruments et leur plus belle voix et n’ont absolument pas le trac. Du tout, du tout, du tout.

 

Entre l’expo photo qui prend fin ces jours-ci à Rennes, le podcast en anglais pour Small Blue Planet, cette soirée spéciale dans trois semaines et autres activités chronophages mais passionnantes du même tonneau, 2013 sera l’année des projets hors normes ou ne sera pas. J’en ai même repris la lecture de La Tour sombre que je laissais traîner depuis des années, c’est vous dire.

 

 

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Chic planète

Small Blue Planet, c’est le nom d’un podcast créé il y a quelques mois par Cheryl Morgan (que d’aucuns se rappelleront avoir croisée aux Imaginales il y a quelques années), et qui s’intéresse à l’édition de science-fiction et de fantasy dans différents pays non-anglophones. Une heure de conversation avec deux représentants du fandom local pour parler des festivals et conventions, des éditeurs et revues, des auteurs traduits ou non traduits. Après la Finlande, la Chine et le Brésil, Cheryl Morgan s’intéresse à la France dans le dernier épisode, et j’y participe en l’excellente compagnie de Lionel Davoust. Je vous prie par avance d’excuser les éventuelles bêtises que j’aurais pu y proférer sous l’effet d’un trac que je vous laisse imaginer, n’ayant pas l’habitude de répondre à ce genre de questions en anglais. Je vous conseille par ailleurs fortement l’écoute des épisodes précédents, instructifs et conviviaux à la fois.

À propos de conseils, j’attire votre attention sur la présence samedi prochain à la librairie Charybde de Laurent et Laure Kloetzer pour présenter leur roman au titre improbable, L’Anamnèse de Lady Star. Outre l’excellente nouvelle « Trois singes » parue dans l’anthologie Retour sur l’horizon et qui s’intègre apparemment au roman, j’ai eu l’occasion de lire il y a quelque temps un extrait qui m’avait scotchée : complexe, magnifiquement écrit, et sacrément intriguant. Si tout le roman est du même niveau (et on me souffle qu’il l’est), il n’est pas totalement à exclure que ce soit une lecture indispensable. En tout cas, il y a longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant intriguée avant lecture sur la foi d’un seul extrait.

 

Autre référence indispensable, en musique cette fois : j’ai déjà dit ici tout le bien que je pensais de l’artiste belge Liesa Van der Aa, de son album Troops et de ses concerts impressionnants où elle joue la femme-orchestre seule avec sa voix, son violon et ses pédales d’effets. Pour l’avoir revue deux fois ces derniers jours, je commence à peine à mesurer l’ampleur du phénomène. Quasiment toutes les réactions que j’ai entendues de la part de personnes l’ayant découverte en live, et qui n’étaient pas toutes a priori le public visé, se rejoignent sur un point : on a le sentiment d’assister à la naissance de quelque chose d’exceptionnel. « Elle a la carrure d’une PJ Harvey », me confiait quelqu’un qui se remettait à peine de son concert des « Femmes s’en mêlent ». Revoyant Liesa jouer l’autre soir sur la grande scène de l’Olympia en première partie d’Arno, dégageant quelque chose qui ressemblait à la grâce absolue, j’ai repensé à cette remarque et je n’ai pu que lui donner raison. J’espère que le temps confirmera. J’y crois de plus en plus.

 

 

 

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Vernissage au Dahlia Noir

Voilà quelques mois qu’a ouvert à Rennes le Dahlia Noir, bar/librairie spécialisé en polar et SF. Le genre de projet de passionnés auquel on ne peut qu’adhérer, d’autant que le lieu est accueillant et la décoration éminemment sympathique : les affiches de films y côtoient des tables peintes aux couleurs de Rivages Noir, d’Asphalte ou des Utopiales de Nantes. Le Dahlia Noir organise régulièrement des rencontres, expos et signatures et m’avait proposé l’an dernier le genre de projet qu’on ne refuserait pour rien au monde : une exposition de mes photos, associée à une dédicace.

 

Passée l’euphorie initiale, restait à découvrir l’envers de ce genre de projet. Les semaines passées à fouiller compulsivement mes archives photos à la recherche de portraits exposables, et à en éliminer beaucoup. Le récent changement d’appareil qui a précipité les choses en me poussant à multiplier les portraits ces derniers mois – cinq des portraits de l’exposition ont été faits avec cet appareil, dont quatre spécialement pour l’occasion (merci à celles et ceux qui ont accepté de jouer le jeu et qui se reconnaîtront). La sélection faite et refaite à répétition, et la découverte de Lightroom en accéléré pour préparer les fichiers destinés à l’impression.

 

Et puis l’arrivée à Rennes vendredi soir. La découverte des tirages et du rendu parfois légèrement différent des fichiers – expérience instructive qui fait ressortir les défauts comme les qualités de chaque photo. Les joies de l’accrochage quelques heures avant l’expo, à la recherche du meilleur équilibre entre les portraits, pas toujours évident à trouver en fonction des angles et des couleurs. L’éclairage qui les fait ressortir différemment selon les heures, et me les fait redécouvrir le soir à l’heure du vernissage. Et puis les dédicaces, les rencontres, les retrouvailles, la joyeuse compagnie, les commentaires instructifs des uns et des autres sur les photos, une dégustation de whisky accompagné d’un gâteau chocolat/poivrons confits/piment d’Espelette à tomber par terre, des photos en pagaille, une ambiance chaleureuse, une très belle soirée. Et l’impression parfois que les gens qui nous regardaient du haut des cadres étaient parmi nous pour partager la fête.

 

L’exposition « Portraits » se tient tout le mois d’avril au Dahlia Noir (18 quai Emile Zola). L’occasion d’aller découvrir les lieux si vous ne les connaissez pas encore. Un immense merci en tout cas aux gentils organisateurs, aux gentils hébergeurs, aux joyeux vernisseurs, ainsi bien sûr qu’à celles et ceux qui ont accepté de se laisser encadrer pour l’occasion.

 

Quelques souvenirs en images. Vous reconnaîtrez pêle-mêle : des gens dans des cadres ; Shaun, touriste anglais de passage à Rennes ; Antoine Mottier, gentil organisateur ; Xavier Dollo sur fond de Lionel Davoust ; Jean-Marc Agrati en grande discussion avec Travis, maître des lieux ; et Christophe Duchet, collectionneur fou et chasseur de textes assidu entre autres choses. Merci à eux, merci à tous, merci infiniment.

 

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Bristol Calling

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Bristol, disais-je avant de voir une nouvelle semaine engloutie par une faille spatio-temporelle qui m’en a volé un peu trop à mon goût récemment. Une occasion saisie au vol, parce que je n’y avais fait qu’un bref passage il y a treize ans, parce que l’idée d’y retourner me trottait dans la tête depuis, parce que la tournée de John Parish autour de son album de musiques de film, Screenplay, ne passera pas par la France avant l’automne et que l’idée d’assister à la première était tentante. (Compte-rendu du concert ici pour ceux que le sujet intéresse.) L’occasion aussi d’organiser l’interview que je comptais lui demander de toute manière lors d’un prochain passage à Paris. Screenplay est accessoirement un très bel album qui réussit à émouvoir même lorsqu’on ne connaît pas les films dont sont tirées ces musiques, je vous en reparlerai prochainement.

 

 

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Coup de stress la veille du départ (deux jours plus tôt, tous les Eurostars étaient annulés à cause des intempéries), et puis, une fois sur place, trois jours passés en un clin d’oeil. De la musique, des retrouvailles avec des gens croisés trop rarement, des allées et venues dans les environs de Park Street, la grande rue commerçante du centre. Un dîner au café du Watershed (cinéma d’art et essai qui organise régulièrement des rencontres et événements), un petit déjeuner tranquille en lisant Shirley Jackson (dont The Haunting of Hill House m’a curieusement déçue malgré un début stupéfiant), une rencontre avec Shaun the Sheep, célébrité locale rapportée dans mes bagages, une séance photo avec les écureuils de Brandon Hill. Et quelques balades en écoutant de la musique locale, pour voir comment elle se superposait aux décors : celle de John Parish bien sûr, mais aussi le Dummy de Portishead, le Mezzanine de Massive Attack, dont certains morceaux se teintaient d’une couleur différente dans ce contexte.

 

 

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Et puis l’heure de rentrer, et de reprendre la course trop vite pour avoir le temps de regretter l’Angleterre.

 

Prochaine étape : Rennes, où j’exposerai mes photos au bar Le Dahlia Noir à partir de ce samedi. Vernissage et dédicace à 20h, et une interview sur le sujet en guise d’apéritif.

 

 

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Où l’on reparle des "indisponibles"

Beaucoup s’étonnaient l’an dernier de la vigueur avec laquelle les auteurs s’opposaient au projet de numérisation des oeuvres indisponibles par la BNF, prétextant qu’il était idiot de s’opposer au partage de la culture, que la loi concernerait surtout des auteurs morts et de vieux livres tombés dans l’oubli, et j’en passe. La suite des événements vient de nous donner raison, alors que la liste des ouvrages concernés vient d’être rendue publique sur ce site.

 

Pour une explication claire et simple de la situation, je vous renvoie à cet article ou à cet excellent témoignage de Benoît Peeters sur le sujet :

 

 

 

 

Dans mon entourage, des dizaines de collègues ont déjà eu la surprise d’y trouver une grande partie de leurs livres parus avant 2001. Dans certains cas, ils les avaient republiés ailleurs ou en avaient récupéré les droits. Je ne suis concernée que par une nouvelle, puisque l’anthologie De minuit à minuit où j’avais publié « Le Noeud cajun » en 2000 figure dans la liste, mais c’est déjà une aberration. Non seulement trois des nouvelles au sommaire ont été republiées ailleurs et ne sont donc pas indisponibles à l’heure actuelle, mais Bragelonne possède déjà les droits numériques de la mienne, et la BNF serait donc dans l’illégalité en numérisant cette anthologie. On croit rêver (ou cauchemarder, plutôt).

 

On ne saurait trop conseiller à tous les auteurs de vérifier minutieusement si leurs ouvrages parus avant 2001 n’y figurent pas. Dans le cas des anthologies, il faut rentrer les titres un par un, les auteurs au sommaire n’étant pas mentionnés.

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