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Brève saisonnière

Prise entre deux bouclages (l’un de valise, l’autre de traduction), j’ai oublié de signaler que la publication en ligne de ma nouvelle « Un bal d’hiver » avait démarré il y a quelques jours sur le site  Destination Noël de la ville de Reims. Elle succède à des textes signés Thomas Geha, Anne Fakhouri, Lionel Davoust et Jeanne-A Debats. Je vous conseille également de jeter un oeil à la rubrique jeunesse, qui contient notamment un très joli conte de Sophie Dabat. Le cinquième épisode d’ »Un bal d’hiver » vient d’être mis en ligne, le dernier sera publié demain.

 

Ayant déjà, les années précédentes, épuisé sur ce blog tout mon stock de vidéos de saison, je me rabattrai donc sur du classique (mais toujours efficace) pour vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes.

 

 

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Le temps des contes

Décembre, ses calendriers de l’avent et ses contes de Noël. Comme à son habitude, la ville de Reims propose sur son site Destination Noël une sélection de contes de Noël qui seront dévoilés à raison d’un épisode par jour. Ces quatre derniers jours, il s’agissait d’un très beau texte de Thomas Geha intitulé « Copeaux ». Ma propre contribution, « Un bal d’hiver », sera publiée dans le courant du mois (j’ignore encore la date exacte). J’ai cru comprendre que les camarades Lionel Davoust, Anne Fakhouri et Sophie Dabat, entre autres, seraient également du voyage.

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(…)

 

J’imaginais mal de ne pas évoquer ici la triste nouvelle, mais je ne me sens vraiment pas de développer. Ce serait peut-être maladroit, voire déplacé. On a appris ce samedi le décès de Jacques Mucchielli, co-auteur avec Léo Henry des recueils Yama Loka Terminus et Bara Yogoï, et bien connu notamment des habitués des librairies Charybde et Scylla où on le croisait souvent. Je n’ai pas les mots pour dire le choc, la tristesse et l’incrédulité partagés par ceux qui ont connu Jacques. L’ami Nébal, sur son blog, vous en parlera mieux que moi. Comme beaucoup, je pense très fort à ses proches et à l’épreuve qu’ils sont en train de traverser.

 

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Dystopiales en apesanteur

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J’ai sans doute déjà parlé ici du plaisir particulier, lorsqu’on est traducteur, qui consiste à devenir le passeur d’un texte. Le recueil de Lisa Tuttle, Ainsi naissent les fantômes, a été pour moi une expérience encore plus particulière à cet égard : la possibilité de mettre en avant le travail d’un auteur assez confidentiel mais dont le travail m’a énormément marquée, au point d’influencer nettement ma propre écriture. Mais je n’imaginais pas bien quel moment surréaliste ce serait de participer hier aux premières Dystopiales de la librairie Charybde en compagnie de Lisa et de me demander ce que j’aurais éprouvé, quand je découvrais ses textes à seize ou dix-sept ans, si l’on m’avait raconté cette soirée-là.

 

Ian McDonald, Jean-Daniel Brèque, Lucius Shepard

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Nicolas Fructus dédicaçant Le Dragon Griaule de Lucius Shepard

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Compte tenu de la belle brochette d’auteurs et d’illustrateurs présents, dont Ian McDonald et Lucius Shepard de passage en France pour quelques jours, je m’attendais à ce que la soirée attire pas mal de monde. Mais pas à ce qu’elle soit bondée à ce point. Il m’a semblé que tous les participants signaient à tour de bras toute la soirée. En tout cas, Lisa et moi, dans notre coin de la librairie, avons été très occupées. Entendre les gens lui dire à quel point ses textes les ont remués, puis la voir retrouver des connaissances pas revues depuis longtemps, a été très émouvant. D’autant que j’ai découvert qu’il s’agissait sans doute, pour autant qu’elle se souvienne, de sa toute première dédicace en France. Je suis ravie également que la soirée lui ait permis de rencontrer Nathalie Serval qui était sa traductrice attitrée sur les livres précédents. Je leur ai fait signer à toutes deux mon exemplaire du recueil Le Nid qui m’accompagne depuis l’adolescence. Autres petites joies de la soirée : signer Kadath pour Ian McDonald, ou rencontrer une lectrice qui m’apportait mes quatre livres à signer et m’a avoué qu’elle n’aimait pas les nouvelles avant de lire Serpentine.

 

J’ai eu le sentiment hier d’avoir contribué à mettre en marche une machine qui continue son petit bonhomme de chemin toute seule. Une rencontre a lieu entre des textes et des lecteurs, et l’accueil est au-delà de mes espérances. Par ailleurs, c’est toujours très agréable quand le courant passe autant avec la personne qu’avec l’écrivain ; j’apprécie d’être assez à l’aise avec Lisa pour pouvoir lui dire sans aucune gêne que ses textes m’ont marquée ou que j’ai versé une larme en traduisant sa nouvelle « Le Remède ». Mais aussi pour pouvoir discuter de tout et n’importe quoi lors d’un trajet en taxi, le plus naturellement du monde. Quand je repense à la lectrice que j’étais à seize ans et qui n’imaginait même pas croiser un jour sa route, je ne peux pas m’empêcher de trouver tout ça surréaliste. En tout cas, je suis ravie de ces deux jours passés en sa présence et de la franche réussite qu’on été ces premières Dystopiales. Un immense merci à tous ceux qui sont passés nous voir.

 

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Utopiales, cuvée 2011

 

Retour des Utopiales de Nantes, avant d’enchaîner demain avec une dédicace que j’attends impatiemment : à partir de 17h, je serai à la librairie Charybde (129 rue de Charenton, 75012) en compagnie de Lisa Tuttle, Lucius Shepard, Ian McDonald, Jean-Marc Agrati, Léo Henry, Jacques Mucchielli, Jean-Daniel Brèque, Nicolas Fructus et Laurent Rivelaygue. Belle brochette, et une occasion rare de croiser Lisa Tuttle en dédicace par chez nous.

 

Les Utopiales, donc. Toujours le même cocktail d’une année sur l’autre : les rencontres et les retrouvailles, les gens qui vous disent « on se voit dans cinq minutes » et qu’on ne recroise jamais, les dédicaces sur un coin de table au fond du bar, les discussions impromptues avec des lecteurs dans les recoins du même bar, les expos qu’on traverse de nuit avant la fermeture des lieux (celle consacrée à l’univers déjanté du Dr Grodbort valait particulièrement le détour), les fous rires avec les copains autour d’une bière ou d’un whisky. Autant de choses irracontables sinon par une poignée d’images.

 

Pierre Bordage rejoue Délivrance.

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Joëlle Wintrebert

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Ketty Steward (dont le recueil Connexions interrompues est sorti récemment chez Rivière Blanche).

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Cathy Martin (de la librairie Album de Toulouse) et Jean-Claude Dunyach.

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Roland C. Wagner, qui fêtait la remise du Prix Européen à son roman Rêves de gloire.

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Christophe Duchet (de Fiction et d’Angle Mort) photographie l’expo Dr Grodbort.

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Karim Berrouka et son nouveau trophée, ou l’inverse.

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Justine Niogret, cachée derrière la pieuvre.

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Et une dégustation de Kornog le dernier soir.

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