Blog - page 40

Neverland et autres signatures

Septembre, c’est la rentrée des signatures et salons. J’en profite pour annoncer les deux prochains événements auxquels je participerai.

 

Le week-end du 2 et 3 octobre, ce sera le salon Livre en poche de Gradignan. J’y participerai notamment le samedi à un café littéraire sur les dix ans de Folio SF en compagnie de Pascal Godbillon, directeur de la collection, et d’Olivier Bleys, auteur de Canisse récemment paru (le même jour que mon Arlis des forains désormais disponible).

 

Avant ça, le samedi 25 septembre à partir de 15h, ce sera une signature un peu particulière puisqu’il s’agit de soutenir la librairie Neverland d’Achères, dans les Yvelines, qui traverse une mauvaise passe. J’y participerai en compagnie de Jacques Mucchielli, co-auteur avec Léo Henry de Yama Loka Terminus et Bara Yogoï. Je recopie ci-dessous le message de Xavier Vernet de la librairie Scylla, qui est à l’origine de l’initiative :

 

Salut à toutes et à tous,

La librairie Neverland située au 37 avenue de Stalingrad à Achères (dans les Yvelines) va mal :

http://librairieneverland.blogspot.com/

Persuadé que la librairie a trouvé sa place dans sa ville et qu’elle sera dans quelques mois rentable (Neverland n’a pas encore 3 ans et il a fallu plus de 3 ans à Scylla pour trouver un équilibre), je vous invite tous à :

– Relayer son appel sur les forums, les blogs ou tout autre support de communication à votre disposition,

– Venir soutenir la librairie le samedi 25 septembre à partir de 15h en compagnie de Mélanie Fazi et Jacques Mucchielli,

La librairie Scylla sera donc fermée samedi 25 septembre et j’espère voir une partie non négligeable de ses habitués acheter des livres en Neverland.

Aidez Neverland à passer cette mauvaise passe. Il faut à tout prix conserver les librairies de quartier.

Bougez-vous.

 

Post navigation


Le bal des schizos

Puisque l’anthologie vient d’être officiellement annoncée, j’en profite pour recopier ici le sommaire du Jardin schizologique qui paraîtra le 21 octobre chez La Volte. Apparemment, c’est à moi qu’il revient d’ouvrir le bal des schizos.

 

« Née du givre » Mélanie Fazi
« Hannah » Frédéric Serva
« Exophrène » Stéphane Beauverger
« Connect I Cut : un conte de fées clinique » Sébastien Wojewodka
« Sam va mieux » Alain Damasio
« False Reversion » Thomas Becker
« The One » Hugues Simard
« Scopique » Marilou Gratini-Levit
« Effondrement des colonies » David Calvo
« M.I.T. » Philippe Curval
« Sacha » Jeanne Julien
« Sextuor pour solo » Francis Berthelot
« Veuillez lire attentivement l’intégralité de cette notice » Jacques Mucchielli & Léo Henry

 

Mon autre nouvelle à paraître cette année, « Swan le bien nommé », sera disponible dès demain puisque les éditions Ad Astra présenteront en avant-première l’antho Contes de villes et de fusées à l’occasion de la Rentrée des petits éditeurs le samedi 11 septembre. Plus d’infos ici.

 

And now, for something completely different… Je remercie l’ami Nébal de m’avoir rappelé l’existence de ce chef-d’oeuvre du nanar qu’est Blood Freak – l’histoire du type qui se transforme en dinde géante toxicomane qui tue les drogués pour boire leur sang. Ou quelque chose comme ça. Un monument rendu encore plus consternant (donc indispensable) par le doublage le plus approximatif qu’il m’ait été donné d’entendre. Pour l’anecdote, j’ai cru comprendre que dans l’intro ci-dessous, les doubleurs avaient entendu « Catholics » au lieu de « catalysts », ce qui expliquerait bien des choses. Enjoy.

 

 

 

Post navigation


Intermède animalier

 

C’est terrible : je crois que je commence sérieusement à prendre goût à photographier les chats des autres. Surtout les chatons. Tentative de séance pro ce week-end avec un charmant jeune homme de trois mois (dire qu’il y a un an, Savannah était à peine plus grande). En fin de compte, c’est presque plus facile de faire poser un chat qu’un humain : le chaton de trois mois se contrefout de son image.

Par contre, évidemment, il ne tient pas en place plus de deux secondes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Post navigation


Contes du Tardis et de fusées

 

Il y a toujours quelque chose d’improbable à débarquer un beau matin chez Gallimard pour y signer une soixantaine de services de presse. Ça ne fait pas partie des choses auxquelles on s’attend quand on commence à publier, à plus forte raison quand on se spécialise dans la littérature de genre. Le compte à rebours pour la sortie en poche d’Arlis des forains est lancé : il sera en librairie le 2 septembre. En attendant, le rendu de la couverture signée Bastien L. est magnifique. J’ai vu aussi un très bel essai de couverture pour Notre-Dame-aux-Ecailles, signé par le même. Neuf jours après Arlis, le 11 septembre, paraîtra chez Ad Astra l’anthologie Contes de villes et de fusées dirigée par Lucie Chenu, qui contient entre autres choses ma nouvelle « Swan le bien nommé ».

 

 

 

Deux semaines que j’ai plongé dans l’univers de Doctor Who et j’ai du mal à ordonner mes réactions pour en parler. Je sais seulement une chose, une évidence : j’ai trouvé ma nouvelle série préférée. J’adore quand une véritable rencontre se produit avec une série, comme avec Buffy il y a quelques années, comme avec X-Files plus loin dans le temps. J’adore retrouver ce sentiment d’addiction, ce moment où l’on termine sa journée de boulot en se préparant à savourer les épisodes du soir. Plus que les séries construites sur le modèle du feuilleton, j’adore celles qui commencent par poser un concept de base (une lycéenne qui traque les vampires, un bureau des affaires non classées, un extraterrestre qui voyage dans le temps et l’espace) et définir des règles pour mieux s’en éloigner ensuite. Je n’avais jamais fait le rapprochement, mais c’est quasiment le même plaisir que la lecture d’un recueil de nouvelles : chaque début d’épisode ouvre sur un nouvel univers, une nouvelle variation possible.

 

nullDe fait, Doctor Who n’est jamais meilleur que quand il s’aventure loin de la formule de base. Un scénariste semble particulièrement doué pour l’exercice : Steven Moffat, qui ne signe dans un premier temps qu’un ou deux épisodes par saison – mais ce sont ceux que tout le monde se rappelle. Il prendra ensuite les commandes de la saison 5, mais je n’en suis pas encore là. J’ai déjà mentionné son épisode « The Empty Child », histoire d’un enfant mutant particulièrement inquiétant sur fond de bombardement de Londres. On lui doit aussi « The Girl in the Fireplace », peut-être mon épisode préféré pour l’instant, celui qui m’aura fait pleurer à chaudes larmes pendant dix bonnes minutes. Tout repose sur deux idées, l’une simple et très belle, l’autre tellement absurde qu’elle en devient géniale. On y croise Madame de Pompadour et de splendides robots muets, on y voyage dans le temps, et l’on regarde des histoires entremêlées s’acheminer vers une conclusion qu’on devine tragique. Je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau dans une série depuis longtemps. Et puis une saison plus loin, il y a l’indescriptible « Blink » à l’ambiance étrange et à la construction assez osée. J’attends impatiemment les prochains épisodes signés Moffat. Encore un point qui me renvoie à Buffy et X-Files : là aussi, j’avais mes chouchous parmi les scénaristes, respectivement Jane Espenson pour la finesse psychologique de ses histoires et Darin Morgan à l’univers sérieusement barré.

 

Que dire d’autre sinon que David Tennant succède magnifiquement à Christopher Eccleston, que les personnages de Rose et Jackie Tyler me manquent déjà, que j’aime la façon dont la série convoque une imagerie fantastique (fantômes, sorcières et loups-garous) en les justifiant par des explications de SF, que les questionnements sur l’humanité, le devoir ou la solitude sont particulièrement touchants, que j’ai hâte de finir chaque saison pour mieux percevoir la série dans son ensemble… Outre les épisodes atypiques dont je parlais, j’ai un faible pour les épisodes historiques souvent savoureux. Celui sur la Reine Victoria à qui l’on essaie de faire dire « We are not amused » pour gagner un pari, et surtout celui sur Shakespeare que je conseille particulièrement à mes amis traducteurs : on ne peut pas pratiquer ce métier sans développer un « radar à citations », et cet épisode devrait les amuser. Si l’élément SF de cet épisode est un peu tiré par les cheveux, la théorie sur la puissance du langage me rappelait furieusement le roman de José Carlos Somosa, La Dame n°13. Et comment ne pas être fan d’une série qui réussit à citer Harry Potter en plein milieu d’un épisode sur Shakespeare ?

 

   

Post navigation


Are you my mommy ?

 

La vidéo indescriptible du jour, que d’aucuns auront sans doute vue passer sur Facebook et ailleurs. Je crois que ça se passe de commentaires.

 

 

 

En postant l’entrée précédente, j’ai eu l’intuition que je m’y prenais trop tôt et que mon opinion sur Dr Who allait pas mal évoluer les jours suivants. En fait, ça s’est produit dans les heures qui ont suivi. Le hasard m’a fait visionner coup sur coup les trois épisodes les plus impressionnants de la saison 1. Et là, d’un coup, on commence à entrevoir tout le potentiel de ce qui n’était encore qu’une série « juste » distrayante (ce qui est déjà beaucoup). J’étais déjà bien remuée par « Father’s Day », histoire de paradoxe temporel classique mais particulièrement émouvante où Rose rencontre le père qu’elle n’a jamais connu, quand j’ai abordé un épisode dont le titre m’intriguait pas mal : « The Empty Child ». (Avouez, ça claque.) Première partie d’un diptyque qui a visiblement marqué les fans de la série et qui touche à la perfection.

 

À Londres, pendant le blitz, une jeune fille aide les orphelins à survivre et tente de les protéger d’un enfant mutant vraiment flippant qui cherche partout sa mère. L’épisode m’a furieusement rappelé « Hush », un des classiques de Buffy. Même ambiance sinistre construite autour d’éléments effrayants car improbables : ici, l’éternel masque à gaz de l’enfant mutant remplace le sourire inamovible des terrifiants Gentlemen. Même soin apporté aux personnages, à l’écriture, à la réalisation – avec en prime une résolution particulièrement ingénieuse, là où on s’attendait à être déçu par les explications finales. Les épisodes suivants, y compris le final de la saison, pâlissent un peu en comparaison. Mais ces trois épisodes-là donnent l’impression de voir soudain la série prendre son envol et devenir bien plus que ce qu’elle annonçait au départ.

 

C’est là que me revient le parallèle avec Buffy. Dans les deux cas, on commence dans la légèreté et le second degré pour voir se déployer ensuite toute une palette d’ambiances et d’émotions à mesure qu’évolue la formule de départ. Comme dans Buffy, on est guidé par des personnages auxquels on s’attache contre toute attente. Je n’aurais jamais cru apprécier autant Rose et sa mère qui s’éloignent peu à peu de la caricature initiale. Comme dans Buffy, toujours, on devine un réel amour de la culture populaire, la vraie, celle qui sait distraire et frapper en plein cœur et qui ne s’abaisse jamais à prendre le spectateur pour un crétin décervelé. Je n’ai plongé dans Dr Who que depuis quelques jours mais je retrouve l’immense plaisir que j’avais pris à découvrir l’univers de Joss Whedon, passée ma réticence initiale. C’est avec un pincement que j’ai vu David Tennant succéder à Christopher Eccleston tout à la fin de la saison. Maintenant, je guette l’arrivée de la saison 2 dans ma boîte aux lettres pour découvrir ce nouveau Docteur. Le préféré de pas mal de gens, semble-t-il. Il paraît que je ne suis pas au bout de mes surprises.

 

 

Post navigation

1 38 39 40 41 42 65