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De Neverland à Kadath

Piqûre de rappel : la signature de soutien à la librairie Neverland d’Achères, c’est ce samedi. Le casting s’est pas mal étoffé depuis l’annonce initiale. Comme un petit croquis vaut toujours mieux qu’un long discours, l’affiche signée Zariel vous dira l’essentiel. Venez nombreux, y aura des livres (plein).

 

 

 

 

Et pendant ce temps, à Kadath, on fabrique un autre livre. Le guide rédigé à huit mains avec Raphaël Granier de Cassagnac, David Camus et Laurent Poujois et illustré par Nicolas Fructus sortira le 18 novembre. J’ai beau savoir (à peu près) ce qu’il contient, j’ai hâte de voir le résultat. Je ne suis toujours pas très sûre d’avoir une vision d’ensemble de l’ouvrage, mais l’expérience de la création à plusieurs était passionnante (et un peu flippante, comme il se doit). La couverture vient d’être dévoilée :

 

 

 

 

Et je m’aperçois que je n’ai pas reparlé ici de Dr Who dont je viens de terminer la saison 5. Il y aurait trop à dire sur le superbe final de la saison 3, la tornade Catherine Tate (alias Donna Noble, compagne du Docteur dans la saison 4), les hommages émouvants à Van Gogh et Agatha Christie, les changements déroutants de la saison 5 pilotée par le génial Steven Moffat, le final improbable et magistral de ladite saison, et le personnage non moins improbable de River Song. Je me console en alternant le Sherlock scénarisé par le même Steven Moffat et les Tudors qui m’ont de manière assez inattendue donné envie de revoir ce film où Maria Doyle Kennedy (alias Catherine d’Aragon) faisait ses débuts dans les années 90. Et dire que j’avais bêtement revendu le CD de la BO.

 

 

 

 

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Neverland et autres signatures

Septembre, c’est la rentrée des signatures et salons. J’en profite pour annoncer les deux prochains événements auxquels je participerai.

 

Le week-end du 2 et 3 octobre, ce sera le salon Livre en poche de Gradignan. J’y participerai notamment le samedi à un café littéraire sur les dix ans de Folio SF en compagnie de Pascal Godbillon, directeur de la collection, et d’Olivier Bleys, auteur de Canisse récemment paru (le même jour que mon Arlis des forains désormais disponible).

 

Avant ça, le samedi 25 septembre à partir de 15h, ce sera une signature un peu particulière puisqu’il s’agit de soutenir la librairie Neverland d’Achères, dans les Yvelines, qui traverse une mauvaise passe. J’y participerai en compagnie de Jacques Mucchielli, co-auteur avec Léo Henry de Yama Loka Terminus et Bara Yogoï. Je recopie ci-dessous le message de Xavier Vernet de la librairie Scylla, qui est à l’origine de l’initiative :

 

Salut à toutes et à tous,

La librairie Neverland située au 37 avenue de Stalingrad à Achères (dans les Yvelines) va mal :

http://librairieneverland.blogspot.com/

Persuadé que la librairie a trouvé sa place dans sa ville et qu’elle sera dans quelques mois rentable (Neverland n’a pas encore 3 ans et il a fallu plus de 3 ans à Scylla pour trouver un équilibre), je vous invite tous à :

– Relayer son appel sur les forums, les blogs ou tout autre support de communication à votre disposition,

– Venir soutenir la librairie le samedi 25 septembre à partir de 15h en compagnie de Mélanie Fazi et Jacques Mucchielli,

La librairie Scylla sera donc fermée samedi 25 septembre et j’espère voir une partie non négligeable de ses habitués acheter des livres en Neverland.

Aidez Neverland à passer cette mauvaise passe. Il faut à tout prix conserver les librairies de quartier.

Bougez-vous.

 

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Le bal des schizos

Puisque l’anthologie vient d’être officiellement annoncée, j’en profite pour recopier ici le sommaire du Jardin schizologique qui paraîtra le 21 octobre chez La Volte. Apparemment, c’est à moi qu’il revient d’ouvrir le bal des schizos.

 

« Née du givre » Mélanie Fazi
« Hannah » Frédéric Serva
« Exophrène » Stéphane Beauverger
« Connect I Cut : un conte de fées clinique » Sébastien Wojewodka
« Sam va mieux » Alain Damasio
« False Reversion » Thomas Becker
« The One » Hugues Simard
« Scopique » Marilou Gratini-Levit
« Effondrement des colonies » David Calvo
« M.I.T. » Philippe Curval
« Sacha » Jeanne Julien
« Sextuor pour solo » Francis Berthelot
« Veuillez lire attentivement l’intégralité de cette notice » Jacques Mucchielli & Léo Henry

 

Mon autre nouvelle à paraître cette année, « Swan le bien nommé », sera disponible dès demain puisque les éditions Ad Astra présenteront en avant-première l’antho Contes de villes et de fusées à l’occasion de la Rentrée des petits éditeurs le samedi 11 septembre. Plus d’infos ici.

 

And now, for something completely different… Je remercie l’ami Nébal de m’avoir rappelé l’existence de ce chef-d’oeuvre du nanar qu’est Blood Freak – l’histoire du type qui se transforme en dinde géante toxicomane qui tue les drogués pour boire leur sang. Ou quelque chose comme ça. Un monument rendu encore plus consternant (donc indispensable) par le doublage le plus approximatif qu’il m’ait été donné d’entendre. Pour l’anecdote, j’ai cru comprendre que dans l’intro ci-dessous, les doubleurs avaient entendu « Catholics » au lieu de « catalysts », ce qui expliquerait bien des choses. Enjoy.

 

 

 

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Intermède animalier

 

C’est terrible : je crois que je commence sérieusement à prendre goût à photographier les chats des autres. Surtout les chatons. Tentative de séance pro ce week-end avec un charmant jeune homme de trois mois (dire qu’il y a un an, Savannah était à peine plus grande). En fin de compte, c’est presque plus facile de faire poser un chat qu’un humain : le chaton de trois mois se contrefout de son image.

Par contre, évidemment, il ne tient pas en place plus de deux secondes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Contes du Tardis et de fusées

 

Il y a toujours quelque chose d’improbable à débarquer un beau matin chez Gallimard pour y signer une soixantaine de services de presse. Ça ne fait pas partie des choses auxquelles on s’attend quand on commence à publier, à plus forte raison quand on se spécialise dans la littérature de genre. Le compte à rebours pour la sortie en poche d’Arlis des forains est lancé : il sera en librairie le 2 septembre. En attendant, le rendu de la couverture signée Bastien L. est magnifique. J’ai vu aussi un très bel essai de couverture pour Notre-Dame-aux-Ecailles, signé par le même. Neuf jours après Arlis, le 11 septembre, paraîtra chez Ad Astra l’anthologie Contes de villes et de fusées dirigée par Lucie Chenu, qui contient entre autres choses ma nouvelle « Swan le bien nommé ».

 

 

 

Deux semaines que j’ai plongé dans l’univers de Doctor Who et j’ai du mal à ordonner mes réactions pour en parler. Je sais seulement une chose, une évidence : j’ai trouvé ma nouvelle série préférée. J’adore quand une véritable rencontre se produit avec une série, comme avec Buffy il y a quelques années, comme avec X-Files plus loin dans le temps. J’adore retrouver ce sentiment d’addiction, ce moment où l’on termine sa journée de boulot en se préparant à savourer les épisodes du soir. Plus que les séries construites sur le modèle du feuilleton, j’adore celles qui commencent par poser un concept de base (une lycéenne qui traque les vampires, un bureau des affaires non classées, un extraterrestre qui voyage dans le temps et l’espace) et définir des règles pour mieux s’en éloigner ensuite. Je n’avais jamais fait le rapprochement, mais c’est quasiment le même plaisir que la lecture d’un recueil de nouvelles : chaque début d’épisode ouvre sur un nouvel univers, une nouvelle variation possible.

 

nullDe fait, Doctor Who n’est jamais meilleur que quand il s’aventure loin de la formule de base. Un scénariste semble particulièrement doué pour l’exercice : Steven Moffat, qui ne signe dans un premier temps qu’un ou deux épisodes par saison – mais ce sont ceux que tout le monde se rappelle. Il prendra ensuite les commandes de la saison 5, mais je n’en suis pas encore là. J’ai déjà mentionné son épisode « The Empty Child », histoire d’un enfant mutant particulièrement inquiétant sur fond de bombardement de Londres. On lui doit aussi « The Girl in the Fireplace », peut-être mon épisode préféré pour l’instant, celui qui m’aura fait pleurer à chaudes larmes pendant dix bonnes minutes. Tout repose sur deux idées, l’une simple et très belle, l’autre tellement absurde qu’elle en devient géniale. On y croise Madame de Pompadour et de splendides robots muets, on y voyage dans le temps, et l’on regarde des histoires entremêlées s’acheminer vers une conclusion qu’on devine tragique. Je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau dans une série depuis longtemps. Et puis une saison plus loin, il y a l’indescriptible « Blink » à l’ambiance étrange et à la construction assez osée. J’attends impatiemment les prochains épisodes signés Moffat. Encore un point qui me renvoie à Buffy et X-Files : là aussi, j’avais mes chouchous parmi les scénaristes, respectivement Jane Espenson pour la finesse psychologique de ses histoires et Darin Morgan à l’univers sérieusement barré.

 

Que dire d’autre sinon que David Tennant succède magnifiquement à Christopher Eccleston, que les personnages de Rose et Jackie Tyler me manquent déjà, que j’aime la façon dont la série convoque une imagerie fantastique (fantômes, sorcières et loups-garous) en les justifiant par des explications de SF, que les questionnements sur l’humanité, le devoir ou la solitude sont particulièrement touchants, que j’ai hâte de finir chaque saison pour mieux percevoir la série dans son ensemble… Outre les épisodes atypiques dont je parlais, j’ai un faible pour les épisodes historiques souvent savoureux. Celui sur la Reine Victoria à qui l’on essaie de faire dire « We are not amused » pour gagner un pari, et surtout celui sur Shakespeare que je conseille particulièrement à mes amis traducteurs : on ne peut pas pratiquer ce métier sans développer un « radar à citations », et cet épisode devrait les amuser. Si l’élément SF de cet épisode est un peu tiré par les cheveux, la théorie sur la puissance du langage me rappelait furieusement le roman de José Carlos Somosa, La Dame n°13. Et comment ne pas être fan d’une série qui réussit à citer Harry Potter en plein milieu d’un épisode sur Shakespeare ?

 

   

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