Blog - page 43

Aulnay et Saint-Maur

 

Week-end studieux avec l’enchaînement de deux salons assez différents, mais tout aussi sympa l’un que l’autre. Samedi, la première édition des Futuriales d’Aulnay-sous-Bois où j’ai retrouvé plein d’amis et collègues que je regrettais de ne pas avoir pu croiser à Epinal, rencontré quelques lecteurs qui connaissaient déjà mes livres, et pris pas mal de photos (la preuve en images ci-dessous). Dimanche, Saint-Maur en poche où j’ai signé Serpentine à des amateurs de genres qui souhaitaient découvrir les auteurs français, discuté avec des libraires particulièrement accueillants et motivés, partagé un stand avec la fine équipe des éditions Critic (Eric Marcelin, Thomas Geha, Lionel Davoust) et eu quelques discussions sur l’écriture qui m’ont fait pas mal cogiter – notamment sur la nécessité de s’imposer des défis pour avancer.

 

Discussions qui ont trouvé un écho aujourd’hui même, puisque ce lundi marquait ma reprise de l’écriture après une pause de six mois. L’envie a tardé à revenir, mais je crois qu’elle est bien là cette fois. Il ne s’agit pas pour l’instant d’un projet vraiment personnel, mais d’une participation à un ouvrage collectif à paraître en fin d’année. Outre que je n’ai pas l’habitude du travail à plusieurs, forcément instructif, le texte m’emmène sur des terrains que je n’avais encore jamais explorés. Ça ne se verra pas forcément au final, mais ce sera intéressant de m’en découvrir ou non capable.

 

Tout comme je m’étonne à chaque fois de me redécouvrir capable d’enchaîner des mots, puis d’en faire des phrases, et de me retrouver avec un bout de texte écrit qui n’est pas totalement identique à ce que j’avais en tête. Je déteste la partie écriture, toujours laborieuse – mais c’est tellement agréable de savoir qu’un texte est en route.

 

Autre chose : sur le stand de Saint-Maur, j’ai feuilleté dimanche le recueil de Lionel Davoust, L’importance de ton regard, et piqué un fou rire en tombant sur la nouvelle-titre que j’avais lue dans sa première version il y a déjà un moment. Je ne peux que conseiller aux joueurs de World of Warcraft la lecture de cette nouvelle qui leur parlera forcément. Et à tous les autres aussi, puisqu’il n’est pas nécessaire de connaître le jeu pour apprécier cette nouvelle où l’humanité est scotchée à un jeu en ligne qui rend dangereusement accro. C’est à la fois très drôle et parfaitement glaçant. Les autres textes que je connais dans ce recueil sont tous très bons (notamment « L’île close » qui a récolté quelques prix et été traduit en anglais) et je ne doute pas que le reste soit à l’avenant.

 

Et donc, quelques photos des Futuriales :

 

Lionel Davoust

 

 

Joëlle Wintrebert

 

Patrick Marcel prie le grand Cthulhu

 

Laurent Poujois et David Bry

 

Laurent Gidon et Sire Cédric 

 

Vincent Gessler

 

 

Jean-Emmanuel Aubert

 

 

 

 

Post navigation


Arlis et Marta

 

D’abord une couverture : celle de la version poche d’Arlis des forains à paraître chez Folio SF en septembre. Comme celle de Serpentine, elle est signée par le talentueux Bastien L. J’aime beaucoup la façon dont chacune des couvertures du roman, celle-ci comme celle de Didier Graffet chez Bragelonne, reflète à sa façon l’atmosphère du livre. Curieuse maintenant de voir à quoi ressemblera celle de Notre-Dame-aux-Ecailles, prévu pour début 2011.

 

 

 

 

(Et vous avez vu ? Cette fois, vous avez droit au vrai fichier de la couverture, pas à une photo maison versant dans le flou artistique.)

 

Une page d’agenda, ensuite, pour annoncer que je participerai ce week-end à deux salons. Samedi, la première édition des Futuriales d’Aulnay-sous-Bois. Dimanche, le salon Saint-Maur en poche (consacré comme son nom l’indique aux livres de poche, même si j’ai cru comprendre que chaque auteur présente également ses livres en grand format).

 

 

 

 

 

Un instantané musical pour finir. Photo prise hier après le tournage d’une session Cargo avec Marta Collica. Je crois avoir déjà parlé ici de Marta, que j’avais découverte dans le groupe de John Parish – figure discrète derrière son clavier, mais qui gagne une tout autre présence dès lors qu’elle se met à chanter. J’aime beaucoup sa voix, ses ambiances feutrées et je suis fascinée par sa chanson Faded bloom et son motif obsédant au piano. Je la voyais vendredi dernier en solo pour la première fois. Ses morceaux minimalistes gagnaient en puissance lorsqu’ils étaient soulignés par la présence d’un groupe (Atlas Crocodiles qu’elle accompagnait sur quelques titres), mais elle a juste assez de voix et de présence pour retenir l’attention lorsqu’elle est seule sur scène. Marta rejoue à Paris le mardi 15, à la Dame de Canton, et reviendra le 20 juillet en compagnie de John Parish au Batofar – un concert essentiellement axé sur les musiques de film de John, dont deux seulement (She, a Chinese et le superbe Rosie) sont disponibles sur CD. En attendant, ravie d’avoir pu assister à cette jolie session, prendre quelques photos et faire un peu plus ample connaissance hors des salles de concert. Dommage que mon italien laisse à désirer et que la conversation dérive systématiquement vers l’anglais en deux minutes chrono.

 

 

 

 

 

 

 

 

Post navigation


Post navigation


Et pendant ce temps, à Vera Cruz

 

Où l’on se console de rater les Imaginales d’Epinal pour la première fois depuis 2002 (concours de circonstances qui commença par une bête histoire d’hôtels complets) en se livrant à sa dernière lubie en date. J’ai déjà parlé ici et là de mon admiration pour l’artiste américaine Lisa Snellings-Clark. Je me suis intéressée au départ à ses figurines de rats avant de développer une vraie fascination pour sa figure emblématique : le minuscule Poppet à la robe rouge et au visage blanc, autour duquel elle développe des variations toutes plus poétiques les unes que les autres (voir ici pour vous en faire une idée). Lisa Snellings-Clark a toujours encouragé les gens à lui envoyer des photos de Poppets en situation, et vient de lancer un concours de photos dans le cadre d’un projet de livre sur le sujet. Comme je possède un Poppet reçu en bonus lors d’une commande de figurines, je ne pouvais pas laisser passer l’occasion. Je ne me fais pas d’illusions : compte tenu de la qualité des photos soumises sur la page Flickr du projet, ça m’étonnerait que j’aie la moindre chance. C’est surtout la démarche qui m’amuse. Avec son visage de mime, le Poppet a un côté miroir : il reflète l’ambiance de ce qui l’entoure.

 

Je n’ai rien obtenu de transcendant pour l’instant, mais voici déjà quelques échantillons de mes premiers essais (avec en guest star une participation de Savannah qui m’a prêté une patte et un coin de fourrure pendant sa sieste). Ne vous étonnez pas si vous me croisez avec un Poppet à la main dans les semaines à venir, je n’ai pas fini de m’amuser.

 

 

 

 

 

 

 

 

Post navigation


If something has to change…

 

 

Deux vidéos musicales pour commencer la semaine. La première a éclairé un jeudi de l’Ascension tout gris – j’ai horreur des jours fériés, pas tellement parce que je bosse pendant que les autres sont en congé, mais plutôt à cause de cette impression que tout s’arrête l’espace d’une journée. Difficile de se rappeler que cette session Cargo a été tournée en plein été sur un balcon parisien. J’ai eu la chance d’y assister, planquée dans un coin pour prendre des photos que je n’ai jamais pris le temps de traiter – la lumière et les effets de contre-jour m’ont donné du mal, et il aurait fallu pas mal de boulot pour certaines. La seule que j’aie jamais traitée est celle du making of ci-dessus.

 

Il y a toujours quelque chose d’imprévisible dès lors qu’on décide de filmer Jesse D. Vernon (Morning Star) et/ou sa compagne Kate Stables (This is the kit) – une sorte de chaos créatif un peu déroutant, mais assez jubilatoire. De reprises en tâtonnements, Jesse et sa chorale nous ont offert quelques jolis moments de grâce. J’aime tout particulièrement celui-ci.

 

 

 

 

Dans un tout autre registre, je découvre des années après tout le monde la musique des Editors. Pas faute d’en avoir entendu parler, pourtant. Mais je viens de trouver par hasard, avec The Back Room, l’album que je cherchais sans le savoir. Et qui colle parfaitement à l’ambiance musicale de ma traduction en cours, commencée sur fond de Kills et de Yeah Yeah Yeahs – un mélange d’énergie et de noirceur impeccable pour accompagner les atmosphères glauques et très polar de la bit-litt. Plusieurs de ces chansons ont un côté « classique immédiat » assez frappant et ne décollent plus des oreilles une fois qu’elles s’y sont incrustées. Même le peu que je comprenne des paroles fait vibrer une corde. J’aurais du mal à expliquer laquelle – plus le temps passe et moins je me sens capable de parler musique. Juste de le faire partager.

 

 

 

 

Je remercie au passage les personnes qui m’ont fait tomber dedans et qui se reconnaîtront.

 

Et pendant ce temps, la « traduction bis » avance petit à petit, et j’ai hâte de pouvoir parler de ce projet qui me tient vraiment à cœur. Comme si deux traductions en parallèle ne suffisaient pas, j’attends la livraison imminente des épreuves d’Arlis des forains version Folio SF. Et la reprise de l’écriture, dans le cadre d’un projet collectif, approche à grands pas. Sans parler d’un début de nouvelle qui me tourne dans la tête. Pas facile de jongler entre tout ça quand on n’a pas le cerveau multitâches – mais le résultat devrait en valoir la peine.

 

 

Post navigation

1 … 41 42 43 44 45 … 66