Addendum aux deux entrées précédentes. Je ne sais pas combien de temps ça va rester, vu que l’avatar de cette page MySpace change assez régulièrement, mais vous voyez la photo qui figure actuellement comme avatar ici ?
http://www.myspace.com/whokilledamandapalmer
C’est une autre des photos posées que j’ai prises vendredi après-midi sur le balcon du Divan du Monde, juste après la session Cargo. En plus grand, elle ressemble à ça :

Comme après le concert précédent, j’avais envoyé des photos à l’adresse de la personne qui centralise les photos pour Amanda. Je ne m’attendais absolument pas à être recontactée dans la journée. Evidemment, je suis toute contente. Voir une photo utilisée sur le site de l’artiste ou du groupe concerné, ça fait forcément plaisir, et dans ce cas particulier, ça me touche d’autant plus. J’ai un peu de mal à l’expliquer précisément, mais ça me donne l’impression de fabriquer une image qui va un tout petit peu plus loin que le simple fait de capturer un moment. Moi qui suis incapable de donner des consignes quand je fais des photos posées, ça me fait sourire. C’est elle qui a tout fait, je n’ai eu qu’à la suivre en cherchant le bon angle et le bon réglage.
(Edit : l’avatar a été changé depuis, mais la photo reste présente dans l’album MySpace.)
Il s’est passé autre chose autour de mes photos de vendredi qui m’a fait très plaisir. Vous vous rappelez la photo de la fille au masque ensanglantée qui faisait partie de ce groupe de fans déguisés qui chantaient devant la salle ? En la postant sur Flickr, j’espérais que la photo atteindrait cette fille ou ce petit groupe, un peu comme une bouteille lancée à la mer. Ils l’ont trouvée beaucoup plus vite que je ne le croyais. Je suis assez impressionnée par l’aspect communautaire de Flickr et les rencontres et dialogues qu’il permet. Notamment le phénomène qui se produit autour de plusieurs groupes ou artistes (c’est autour d’Amanda Palmer et de My Brightest Diamond que je l’ai constaté le plus nettement) : il existe une petite communauté de photographes de concert, amateurs ou pro, qui suivent à travers les photos des autres la tournée d’artistes qu’ils ont eux-mêmes photographiés. Comme s’ils se passaient le relais, chacun son tour. On se retrouve à avoir des échanges très forts par moments. Comme avec ce photographe des Pays-Bas qui fait partie de mes contacts et à qui j’avais écrit en substance, après avoir vu ses photos d’Amanda Palmer en octobre et lu les commentaires qui les accompagnaient : « On a vécu exactement le même concert, et de la même façon ».
Je suis de plus en plus curieuse de voir la session qui va avec les photos, maintenant. D’après ce qu’en dit Renaud qui a revu les images depuis, ça a l’air très fort.








Pas mal d’images se bousculent à part ça. Un moment m’a touchée en particulier, sans que je comprenne pourquoi c’est celui-là que je retiens de la journée. J’avais donné à Amanda un DVD de l’interview vidéo d’octobre, plus quelques photos du premier concert que j’avais imprimées. J’avais précisé qu’une des photos était destinée à Tora, l’un des membres du Danger Ensemble, le quatuor d’acteurs australiens qui l’accompagne sur scène. Avant de quitter la salle, j’aperçois justement Tora dans les coulisses dont la porte est grande ouverte. Je demande timidement l’autorisation d’entrer, je l’y trouve avec Mark, un autre membre du quatuor, et la nouvelle recrue Aideen, une brunette souriante dont le regard pétille en permanence. Après avoir parlé de cette photo à Tora, je n’ai pas pu m’empêcher de leur dire à quel point leur performance d’octobre m’avait soufflée, en précisant qu’ils avaient bien failli me faire pleurer pendant Strength through music où ils mimaient une scène en référence au massacre de Columbine. A suivi un dialogue très bref mais chaleureux, où même Aideen a accueilli le compliment par un grand sourire, alors qu’il ne la concernait pas directement puisqu’elle ne participait pas à ce concert-là. Ça fait trois mois que j’y repense, aux numéros du Danger Ensemble. J’ai constaté, en parlant avec des fans que je retrouvais d’un concert à l’autre, que je n’étais pas la seule. Comme me l’a fait remarquer quelqu’un d’autre : ça ne sert pas à grand-chose d’essayer d’expliquer ce que fait le Danger Ensemble aux gens qui n’ont pas vu ces concerts, mais ceux qui les ont vus en parlent comme s’ils faisaient partie de la « famille », en quelque sorte. Alors je suis contente d’avoir pu leur dire à quel point leur numéro m’avait touchée, même en des termes très banals. Détail intéressant : quand Amanda a annoncé une tournée future des Dresden Dolls qui passera sans doute par Paris, je me suis réjouie comme tout le public, mais j’ai éprouvé une bouffée de déception à l’idée de la revoir sans les quatre Australiens. Pour moi, ils sont indissociables du spectacle.