Petit théâtre de rame

(2004)

“L’entrée de la station émerge du trottoir comme un îlot de métal vert qui singerait le végétal. Depuis que j’habite le quartier, je l’ai photographiée sous tous les angles possibles. Ce décor me fascinait : les arabesques Art Nouveau, les deux grandes tiges qui flanquent la gueule de l’entrée. Le métal qui coule comme du fromage fondu, et la pancarte qui annonce la couleur en lettres biscornues, vertes sur fond jaune : Métropolitain.”

Quatre chemins se croisent et s’entremêlent dans les couloirs du métro parisien, où la routine rend parfois aveugle à ce qui nous entoure.

 

Cette nouvelle a été publiée dans le recueil Serpentine.