Nous reprendre à la route

(2004)

“Comme une méchante envie de pleurer coincée au fond de la gorge. Et l’air chargé de gouttelettes qui me collent les cheveux au visage, façon toile d’araignée. Même pas une vraie pluie pour vider le ciel un bon coup : juste une bruine poisseuse qui dépose une pellicule tiède sur mes bras nus. Et je n’ai plus qu’à rester assise à même le bitume, face aux places de parking vides. Je ne souhaite pas la compagnie des voitures.”

Pourquoi le car a-t-il abandonné Anouk sur cette aire d’autoroute ? Elle n’y comprend rien. Mais à mesure que la nuit approche, l’endroit se révèle moins anodin qu’il n’y paraissait.

 

Cette nouvelle a été publiée dans le recueil Serpentine.